Riches Idées

La plus grande richesse dont nous disposons naturellement, ce sont les idées ; nos idées.

Rappelons que l’idée est un terme générique qui s’applique à tout fait de l’intelligence par lequel les choses sont rendues présentes à notre esprit.

Idées

Les idées. Nos idées.

Depuis que les idées sont reléguées au ban de l’utopie, montrées du doigt comme le symbole d’une honteuse masturbation de l’esprit, les idées sont maltraitées par des partis pris et des préjugés négatifs.

Elles ont pourtant vécu de fameux moments en manifestations des Hommes de leurs rapports au monde. Toutes les grandes civilisations sur lesquelles nous sommes encore tentés de prendre modèle sont des cornes d’abondance idéologiques, sources intarissables de références.

De l’ancienne Grèce qui élevait aux sommets la culture philosophique, politique, scientifique, et artistique, certes réservé à une élite, à l’Empire romain qui tutoya les puits de la perversion, corruption et conspirations permanentes, pour finalement s’enliser dans la déchéance.

Quel chemin parcouru, que de vestiges qui aujourd’hui encore nous imprègnent.

Les Lumières des Idées

Après des siècles hantés de faux-semblants spirituels, même si quelques pistes fécondes étaient déjà explorées, les Lumières des idées prennent un nouvel envol, permettant leurs échanges, la transmission d’idées, ouvrant le monde comme des fenêtres offrant de nouvelles perspectives.

C’est le XVIIIe siècle et son combat contre l’absolutisme qui provoquent une réflexion tous azimuts.

Nous lui devons, entre autres, l’idéal de l’encyclopédie. Diderot et d’Alembert en ont eu l’idée, nous l’avons reprise et enrichie pour faire durer la récolte de la somme de nos savoirs. Apprendre, comprendre, stocker, diffuser, les idées comme matière première de l’humanité. Le principe de l’encyclopédie entre dans les foyers modestes et demeure la meilleure référence pour nous aider à développer nos connaissances.

Diderot & d'Alembert

Diderot et d’Alembert, les Encyclopédistes.

Des ailes sont données aux idées : ce sont des générations d’inventions et d’entrepreneurs, quels que soient leurs mobiles, qui emportent l’Histoire avec eux. Nous sommes récompensés de l’ingéniosité et de la persévérance de quelques-uns contre tous.

Au XVIIIe et au XIXe, les inventions explosent en nombre. Nous devons à cette époque, entre autres, le piano, le paratonnerre, l’automobile, les machines à vapeur, les boîtes de conserve, l’anesthésie… Autant de patrimoines et d’usages qui aujourd’hui encore nous apportent les plus précieux services.

Et ceci dès lors que les individus prennent conscience qu’ils doivent se libérer du diktat établi jusque-là, ou lorsqu’enfin ils permettent à leurs idées de s’épanouir et naître, contre la norme sociale de rigueur.

Idées sombres – Idées sombrent

Les XIXe et XXe siècles continuent d’inventer, jusqu’à nos jours, bien que le génie des inventions entre 1939 et 1945 soit principalement cantonné aux recherches militaires : survivre. Il est d’ailleurs intéressant de constater que les découvertes en matière de tortures ne sont pas répertoriées, tant elles n’ont rien apporté de notoire.

  • 1939 Hélicoptère : Igor Sikorsky (US)
  • 1940 Bêtatron : Donald William Kerst (US)
  • 1941 Plutonium : Glenn Seaborg et Edwin Mattison McMillan (US)
  • 1942 Réacteur nucléaire (pile atomique) : Enrico Fermi (US – I ?)
  • 1942 Xérographie : Chester Carlson (US)
  • 1944 Missile V2 : Wernher von Braun (US)
  • 1944 Siège éjectable : James Martin (Irlande)
  • 1945 Bombe atomique : Scientifiques au service du gouvernement (US)

Imaginons avec envie ce que chaque découverte scientifique, ce que chaque travail de recherche dans le but de grandir l’humanité, peut procurer de satisfactions à ceux qui ont osé, qui ont pris le risque d’espérer et d’y passer leurs jours.

Les idées font demain

L’idée est bien au service de notre « évolution ». L’entreprise par l’idée contribue plus que tout au devenir de notre société. À condition d’en être convaincus et d’en prendre le risque.

Science

L’idée au service de notre « évolution ».

Rappelons-nous seulement que sans idée, sans entreprise, sans initiative, il n’est pas de liberté possible. Retenons l’idée et l’élan de l’idéal comme principes élémentaires et pour lesquels nous sommes autorisés à toutes les fantaisies de nos imaginations, pourvu qu’elles servent à contenter le plus grand nombre d’entre nous.

Il n’est en rien une folie de chercher à réaliser nos rêves, à poursuivre nos méditations, à accomplir les actions qui nous tiennent à cœur.

Nous retirons plus de satisfactions à convoyer nos idées qu’à accumuler de vaines sécurités que nous perdons, inévitablement. Nous prélevons davantage de plaisirs à concrétiser nos idées plutôt qu’à collectionner des titres qui de toute façon se déprécieront. Nous jouissons immanquablement de ce que nous créons, tandis que nous souffrons affreusement de gâcher nos vies à ne rien en faire d’inventif, de neuf, de transmissible, de libre.

Oser la lumière

Il requiert de conserver de ces propos la conviction fondamentale de libérer nos idées et ne plus les tenir pour d’impossibles idylles. Permettons et exerçons encore nos talents, seuls contre tous s’il le faut.

N’autorisons plus le terrorisme et la chasse contre les idées, tels que les pisse-froid et autres pense petit nous font subir. Défendons-nous, osons, réarmons-nous. Le flambeau de la relève est entre nos mains, à notre génération de relever le gant.

Cessons de croire que tout est déjà tracé, insurmontable, fatal, lorsqu’en ce monde plus des trois quarts de la population ne peuvent même pas vivre raisonnablement.

Qu’allons-nous réaliser, maintenant ? Allons-nous permettre à notre génération d’évoluer, graverons-nous notre nom au burin dans l’Histoire ?

Ou serons-nous des autruches face aux conflits, aux ruptures, privilégiant notre mou confort et l’illusion que nous sommes protégés et en paix ?

 

Artid