Tenez bien vos comptes !

Tenons les comptes à jour, parce que les bons comptes font les bons amis !

L’Institut Molinari a réalisé deux études formidables pour montrer combien coûtent et pèsent les prélèvements obligatoires, l’autre sur l’Europe est ici, en charges sociales et en impôts (ou taxes) sur les revenus, dans nos comptes à chacun.

Ainsi en France, en 2016, quand un employeur dépense 2.350€ par mois pour payer un salarié, en réalité le revenu réel disponible pour le salarié est de 1.000€. Avant les autres taxes, s’entend.

En effet :

  • 790€ sont prélevés en charges patronales à destination de différents organismes dits sociaux.
  • 390€ sont prélevés en charges salariales à destination de différents organismes dits sociaux.
  • 100€ sont prélevés en impôts sur le revenu à destination de l’état.
  • 70€ sont prélevés en TVA estimée sur la consommation à destination de l’état.

Ainsi :

  • Un employeur dépense en moyenne par salarié 56.246€ par an, soit 4.687€ par mois en moyenne par salarié.
  • Les prélèvements obligatoires représentent par salarié en moyenne 32.358€ par an, soit 2.697€ par mois en moyenne par salarié.
  • Le revenu net net net moyen par salarié est de 23.889€ par an, soit 1.991€ par mois en moyenne par salarié.
Compte

Le compte est-il bon ?

Cinq ans plus tôt, en 2011

  • Un employeur dépensait en moyenne 48.492€ par an, soit 4.041€ par mois en moyenne par salarié.
  • Les prélèvements obligatoires représentaient par salarié en moyenne 27.328€ par an, soit 2.277€ par mois en moyenne par salarié.
  • Le revenu net-net-net moyen par salarié était de 21.164€ par an, soit 1.764€ par mois en moyenne par salarié.

Ainsi en 5 ans :

  • La dépense en moyenne d’un employeur pour un salarié, a augmenté de 15,99%.
  • Les prélèvements obligatoires ont augmenté de 18,41%.
  • Le revenu net-net-net moyen a augmenté de 12,88%, pondéré par l’inflation des prix, soit 6,9% d’augmentation de pouvoir d’achat. Avant les autres taxes, n’oublions pas.

Il apparaît ici très clairement que ce sont bien les prélèvements obligatoires qui ont le plus augmenté. Donc les sommes tombant dans les poches publiques. Si en plus, ces augmentations sont pondérées par l’inflation des prix, de l’ordre de 5,8% sur ces 5 années, ce qui érode tout à 1,1%, donc insignifiant, il apparaît encore plus clairement que le bénéfice de ces augmentations revient le moins à ceux qui travaillent comme salariés.

Erosion

Erosion du pouvoir d’achat.

De même, en faisant l’effort de consulter ce beau travail réalisé par l’Institut Molinari, il apparaît incontestablement que l’augmentation des prélèvements obligatoires ne profite pas beaucoup au pouvoir d’achat des Français et sûrement pas à l’économie d’un / du pays.

Vu d’Ailleurs

Preuve étant faite avec la seconde étude que les pays où les prélèvements obligatoires sont moins élevés qu’en fRance se portent bien mieux, avec un pouvoir d’achat réel supérieur à celui des Français. D’autant mieux si ces pays opèrent une décroissance de ces ruineux prélèvements obligatoires et voient ainsi le chômage parallèlement décroître, ce qui n’est pas par hasard.

Personnellement, je ne sais absolument pas si ces revenus sont suffisants ou pas pour vivre, puisque je ne suis pas en mesure de déterminer ni de juger des besoins de chacun. Là n’est donc pas mon propos.

Par contre, il m’importe de savoir ce que je fais de mon argent. Pourtant je ne sais absolument pas à qui, ni à quoi profitent exactement ces prélèvements obligatoires.

Molinari

Jour de libération fiscale en Europe.

Je le sais d’autant moins, qu’une recherche dans les comptes publiés par le gouvernement ne me dit nulle part, combien exactement les organismes publics, dits sociaux, ont perçu de prélèvements obligatoires, tous les salariés confondus, ni combien de ces prélèvements obligatoires ont été redistribués et à qui, tant les comptes du monopole des services publics sont opaques et indigestes, quand ils ne sont pas frappés d’erreurs grossières, comme ici où des millions sont annoncés quand ce sont des milliards. C’est à la fois scandaleux et lamentable.

Tombé du ciel

Par contre, je le sais aussi bien que tout un chacun, l’argent ne tombe pas du ciel et ne se jette pas par la fenêtre non plus.

Je trouve donc particulièrement étonnant et inquiétant que tant de gens manifestent et revendiquent parce qu’ils estiment ne pas être assez bien payés, ne pas avoir suffisamment d’avantages sociaux, et râlent aussi qu’il y aurait trop riches qu’il faudrait ponctionner davantage, tout en ne comptant pas cette part de prélèvements obligatoires qui est pourtant partie intégrante de leur salaire, qui logiquement leur revient.

Pour ma part, je ne râle pas contre mon employeur, ni contre les riches qui auraient trop d’argent. Parce que je suis contente qu’un employeur ait besoin de mes services et me paye en échange et plus cet employeur est riche, plus j’ai de chances qu’il me paye davantage.

Mais j’enrage que mon revenu ne me soit pas versé intégralement, parce qu’une partie arbitraire m’est prélevée obligatoirement sans que j’aie mon mot à dire. Pas même mon employeur n’a son mot à dire, d’ailleurs, sauf pour diminuer les salaires et ne pas embaucher pour pouvoir payer les charges imposées.

J’enrage, parce que si je fais le calcul pour ce qui me concerne, je n’aurais strictement aucun problème pour assurer ma santé, ma retraite, ma sécurité et couvrir tous mes besoins avec mon salaire intégral. Je pourrais même consacrer une part pour aider mon prochain, sans difficulté.

Services publics ?

Tandis qu’avec mon salaire amputé de prélèvements obligatoires, voici le résultat que j’obtiens en échange :

  • Ma santé est mal assurée.
  • Ma retraite devient complètement hypothétique.
  • Ma sécurité est sans cesse menacée.
  • Mon pouvoir d’achat finalement diminue.
  • Mes services sont dépréciés.
  • Mon droit naturel est confisqué.
  • Mon prochain ne peut pas compter sur moi pour l’aider si nécessaire.
Fermés

Ils sont parfois ouverts ?

Par dessus le marché, je subis au pire, les jérémiades incessantes de tout un tas de mécontents qui foutent le boxon partout où ils peuvent avec leurs revendications (facs, chemins de fer, hôpitaux, rue…), au mieux, l’indifférence méprisante (le modèle français est le meilleur du monde, profite des services publics et ferme-la !), qui tous ensemble trouvent normal de vivre dans un état pareil, dispendieux qui ne compte pas l’argent des autres !

Verser le « revenu intégral »

Alors que précisément, si chacun comptait l’intégralité de son salaire, à savoir salaire brut + charges patronales (sans impôt ni taxe), chacun constaterait l’amputation énorme de salaire qui lui est faite, à savoir a minima plus de 57% de ce que chacun vaut réellement et de ce qui est déboursé pour lui.

Cette amputation est bien évidemment bien plus douloureuse pour qui n’a que ses revenus sur lesquels compter pour vivre, à plus forte raison si ses revenus sont faibles. Ceux qui ont un patrimoine sont certes amputés aussi et en valeur souvent bien davantage qu’un simple salarié sans patrimoine, mais avec deux jambes, ils est toujours plus facile de se sauver que sur une seule, ils peuvent toujours partir, les autres pas !

Et comptant sur cet argent que chacun gagne comme revenu intégral en échange de son travail, chacun peut aussi facilement compter pour assurer ce qui lui est cher, comme sa santé, sa retraite et tout ce dont il a besoin pour vivre.

Le revenu intégral changerait la vie de tout le monde, en la faveur de chacun, simplement parce que chacun verrait son revenu réel et pourrait agir en raison de ses facultés propres, comme le droit le prévoit, et non plus en raison de ce qu’un gouvernement décide à sa place d’amputer chacun de ses moyens pour vivre et aider à vivre, en inventant des lois immondes (voir #Balancelesloisimmondes).

Il suffit de savoir compter et non d’attendre et espérer qu’un gouvernement le fasse comme s’il était un père ou une mère.

Concrètement, que faire pour obtenir son revenu intégral légalement ?

  1. Première étape : Cesser de croire que le gouvernement est un ami ou un mal nécessaire et ré-apprendre à compter.
  2. Deuxième étape : S’abstenir d’accorder le moindre intérêt au gouvernement et cesser de lui donner voix.
  3. Troisième étape : Désobéir civilement au gouvernement.
  4. Quatrième étape : Se défendre en se constituant partie civile pour récupérer son revenu intégral comme bien propre et inaliénable.

C’est à mon sens la démarche libérale à entreprendre de toute urgence.

 

Artid