Homme libre, tout simplement

Être libéral, c’est être un Homme libre, tout simplement.

D’ailleurs, l’étymologie du mot libéral, provient du mot latin liberalis, « qui concerne la liberté, digne d’un homme libre, honnête, noble, bon, généreux, bienveillant, copieux, abondant », dérivé de liber : « homme libre ».

Carton

Sécurité en carton pour une démocratie libérale ? Libéral, laiton ?

Je n’écris pas cela pour étaler une quelconque culture, mais parce que les mots ont un sens, ici le sens de la liberté.

Ainsi, les Hommes, indépendamment les uns des autres, ou les uns avec les autres, s’ils sont libéraux, sont des Hommes honnêtes, nobles, généreux, bienveillants, copieux et abondants.

Et cela n’est pas nouveau, comme le latin en témoigne.

Voici le libéralisme, qui a pour but de rétablir la vérité de l’Homme libre, tel qu’il est innocent à la base et tel qu’il peut le rester, tel qu’il doit être protégé et défendu en sa qualité d’Homme libre, donc innocent.

Innocent et inoffensif

Il est innocent des maux que commettent des Hommes lorsqu’ils ne sont plus libres.

Il est inoffensif, car son désir est d’être toujours libre et orienté en faveur de la liberté des autres, rien d’autre.

Il n’a aucune volonté pour vivre à vos dépens, aucune volonté de vous imposer quoi que ce soit, aucune volonté de corrompre la liberté.

Son amour et son désir de liberté lui suffisent pour s’en satisfaire. La liberté est sienne et elle est vôtre tout autant. Parce qu’il sait que la liberté est motrice, que c’est elle la gardienne du bien et du bien que chacun peut faire.

Libéraux en carton

Mais que penser de ces Hommes qui se prétendent libéraux et se comportent pourtant comme des non libéraux, malhonnêtement, grossièrement, méchamment, désobligeamment, étroitement, pauvrement ?

Ces derniers, je les appelle les libéraux en carton. Ils se parent de quelques phrases qu’ils ont pompées de quelques grands auteurs libéraux et s’en emballent pour expédier le paquet vide à la gueule des autres. Ils exploitent la liberté, telle une doctrine qu’ils voudraient imposer à tous.

Ces derniers, je les accuse de faire le plus grand mal aux libéraux et aux autres, d’être pire que le moindre des socialistes.

Ces derniers, je les accuse de renforcer le mal socialiste, en le pratiquant sadiquement. Ils salissent l’idée libérale, et l’homme.

Ami

« Un ami est celui qui vous laisse l’entière liberté d’être vous-même. »

Faire le mal ?

L’Homme est donc un être libre, innocent et inoffensif.

Mais alors comment peut-il faire aussi le mal ? L’Homme est un être libre, innocent et inoffensif, mais ce ne serait pas le décrire entièrement que lui retirer son caractère social.

L’Homme est un être libre, innocent, inoffensif et social. Il sait qu’il ne vit pas seul sur cette planète et que seul, il est fragile.

L’Homme a donc intérêt à se socialiser avec les autres et s’il reste bien cet Homme libre, innocent et inoffensif, il sait naturellement comment faire et bien faire. Il n’a pas besoin d’un chef ou d’une autorité quelconque pour le lui révéler.

Contrairement à l’idée très répandue que les opposants du libéralisme et les libéraux en carton véhiculent, les libéraux ne nient pas la socialité des Hommes.

Le mal socialiste

La doctrine socialiste et toutes les doctrines corollaires collectivistes, en revanche nient la liberté et l’innocence de l’Homme.

À le rendre coupable, ces doctrines sont venues corrompre la nature de l’Homme, prétendant lui apprendre ce qu’il doit être et comment il doit faire pour être conforme, non pas à sa nature, mais à des lois dénaturées.

Le socialisme est une idéologie politique, qui est aussi ancienne que les premières communautés humaines. Cette forme d’organisation politique se retrouve chaque fois que les individus, appréhendés comme un unique tout (collectivisme), sont considérés soit comme les membres interchangeables d’un troupeau à guider, soit comme sujets bailleurs d’un unique propriétaire, soit encore comme administrés relevant d’une même bureaucratie.

Que cela relève d’une véritable bienveillance (despotisme) provenant de l’idée que seul un ordre dirigiste ou dictatorial est nécessaire pour assurer la vie en commun des hommes (par ailleurs obligés par nature de coopérer) ou bien que cette dictature soit établie pour servir des desseins peu avouables, et ce quel que soit le régime politique choisi (monarchique, oligarchique ou démocratique), son objectif est alors d’instaurer une propriété commune du capital et une redistribution des richesses ; sinon de façon égale, tout du moins avec les seules inégalités justifiées par le prétendu intérêt public ou commun.

Or dans les faits, le socialisme aboutit toujours à devoir doubler son collectivisme économique, d’un collectivisme mental (conditionnement idéologique, appel au don de soi, imposition de la fraternité et de la solidarité, morale républicaine) censé prévenir les probables dissensions causées par l’inexorable survivance de l’intérêt particulier au sein de la communauté (morale du troupeau).

Lemmings

Société de moutons ? Ou de lemmings ?

Divorce de notre nature

Le mal coupable perpétré par l’Homme prend sa source ci-dessus décrite, dans la dénaturation de l’Homme libre, notamment par un conditionnement idéologique et des lois absconses, matérialisées par le droit positif.

« Tous les ennuis que nous vaut la vie moderne sont dus à ce qu’il y a divorce entre la nature et nous. » – Les cavernes d’acier (1953) de Isaac Asimov

Entendons-nous bien, je ne dis pas que l’Homme est bon par nature. Je dis qu’il est libre, innocent, inoffensif et social par nature. Il est ainsi capable de faire autant de bien que de mal, selon les choix qu’il peut faire et mon idée n’est pas de le socialiser au point qu’il ne puisse plus faire aucun mal.

Mon idée est parfaitement sociale, mais parfaitement anti-socialiste, incapable de s’adapter à la doctrine socialiste, incapable de s’adapter aux lois dénaturées, tout en étant et restant parfaitement intègre individuellement et socialement, dans la lignée du droit naturel et de la non-agression.

Car le mal ne m’épargne pas, il est tout aussi naturel que le bien et l’Homme se sert du mal pour se défendre s’il est attaqué, si sa vie est en danger. Le mal est aussi nécessaire que le bien et l’un ne va pas sans l’autre.

Papillons

Besoin de liberté pour vivre…

L’Homme, un bon parti

Ainsi va l’Homme libre, ainsi vont les Hommes libres, non encartés, non encartonnés, malgré le mal, en raison du bien.

En connaissance de causes, je suis socialement intègre, imperméable à l’endoctrinement, systématiquement opposée aux insultes des passeurs de propagande et de lois liberticides contre l’Homme, extrêmement civilisée parce que responsable de mes actes, sans l’être de ceux des autres, sans exploiter les autres ni les contraindre, ni trahir ma nature, ce qui s’appelle être réellement libérale.

Un libéral n’a donc nullement la prétention de rendre l’Homme bon, ni d’être bon lui-même avec ceux qui ne le sont pas avec lui, ni d’éduquer l’Homme en ce sens, mais seulement de laisser chaque Homme libre tant qu’il n’a pas fait de mal, parce que c’est ainsi que sa nature a le plus de chance de se révéler telle qu’elle est réellement, non corrompue : Libre avec tous ses adjectifs qui permettent de la reconnaître, à savoir honnête, noble, généreuse, bienveillante, copieuse, abondante et j’y ajoute innocente, inoffensive, civilisée et finalement bonne dans son intégrité !

 

Artid