L’état est une fiction

La Société humaine s’est tellement habituée à se laisser déposséder par les hommes de l’état, qu’elle en a perdu tout sens du fondement des relations entre les hommes. Le matérialisme de l’état a phagocyté la vie sociale par la culpabilisation économique, tout ce qui nous apporte prospérité relevant selon lui du mal. Il se manifeste par l’introduction dans le quotidien de chacun d’une tentaculaire législation et d’une non moins pléthorique inflation fiscale.

L’imbroglio bureaucratique qui en résulte ne se justifie en rien par une quelconque augmentation de la complexité sociale ou économique au sein de la Société. L’évolution de la complexité des sciences et des technologies ne peut servir d’argument au fait que l’état puisse accroître son côté obscur et remplacer le marché des libres échanges entre humains.

Marché libre

La vie, la joie, la richesse, la nature sociale et la prospérité d’un libre marché.

L’homme est naturellement un être social : il a besoin d’autrui pour produire ce qu’il ne peut ou veut produire lui-même, et réciproquement. Et personne ne peut le remplacer ni le juger dans ses désirs ou ses volontés. Qui pourrait s’arroger le droit de remplacer chacun dans ses actes quotidiens? Sûrement pas un système qui voudrait son bonheur malgré lui.

Et l’état n’est qu’un système derrière lequel des hommes élaborent une stratégie de prédation sur les échanges libres, ou tout au moins sur le moyen au cœur des échanges, la monnaie.

Le libre marché marche

La complexité des opérations de production ou la division du travail ou encore la multiplication des produits et services n’ont pourtant en rien modifié la nature de l’échange entre un vendeur et un acheteur. Dans la vie normale, les deux s’entendent librement et volontairement pour échanger (ou ne pas échanger) selon des conditions issues de leur propres arbitrages. La vie est là.

Or l’état s’est inventé un rôle de chevalier blanc en s’immisçant dans cette relation économique de marché entre le producteur et le consommateur. Il a prétexté leur apporter un hypothétique bonheur ou une sécurité fictive en les forçant à être solidaires, alors que l’état ne produit rien qui puisse justifier cet apport.

Le chaos de l’état

Au contraire, prétendant également les protéger d’une exceptionnelle nuisance entre eux, l’état décide de les spolier de manière permanente sans contrepartie dans leurs actes quotidiens en exigeant une commission obligatoire sous peine de sanction. Certes l’état redistribue mais au nom d’une solidarité indéfinie et indéfinissable, exclusivement monétaire, envers des clientèles électorales.

Surtout ne perdons pas de vue, qu’au passage, une partie non négligeable du butin fiscal est détournée au profit de la mafia politico-bureaucratique qui s’est emparée du pouvoir en nous assurant « garantir » cette redistribution vers les pauvres. Mais avez-vous déjà vu quantifié la part que l’état serait supposer donner aux pauvres et donne réellement ?

Cette solidarité forcée, où il est finalement considéré que les individus ne sont pas doués de raison et qu’un système va le faire pour eux, est totalement arbitraire. Elle est inflationniste (l’état n’en a jamais assez pour couvrir ses dépenses), injuste (elle ne tient pas compte du droit de propriété des individus, à commencer par les pauvres) et démotivante (en visant à égaliser les revenus monétaires de chacun). Elle trouve son aboutissement dans la déstructuration progressive de la Société.

La vertu du libre marché

Reprenons à la base. L’homme satisfait ses besoins par la connaissance progressive de son environnement social. C’est de la coopération et de la solidarité entre les individus que naissent les échanges libres qui vont assurer à chacun le chemin de la satisfaction de ses besoins et qui fonde ce que nous appelons le marché.

Si la coopération repose sur la notion de contrat (exprès ou tacite), la solidarité est un sentiment qui guide les individus à s’accorder une aide mutuelle par devoir moral ou par instinct affectif, ou encore parce qu’il existe une communauté d’intérêts ou de valeurs auxquels ils souscrivent conjointement.

Le marché, ce sont donc les êtres humains qui entrent spontanément et librement en interaction les uns avec les autres. La demande des consommateurs y rencontre l’offre des producteurs. Un marché authentique ne résulte pas de la contrainte. Il n’y a aucun acte de coercition dans le marché, chacun y est libre de vendre et chacun y est libre d’acheter.

Le marché met à disposition du plus grand nombre des produits et services en concurrence. Tout choix d’un produit ou d’un service, peu importe la rationalité personnelle de ce choix, est une discrimination envers les autres produits qui apporteraient la même satisfaction. Nous n’avons pas à juger de la nature ou de la justesse de ce choix (et donc de cette discrimination) issu du libre arbitre et qui est tout à fait subjectif et propre à chacun. La liberté est là et son efficacité sociale de même.

L’échange issu de la coopération repose sur la transaction bilatérale volontaire : le produit (ou le service) qui a nécessité des efforts, est payé en retour selon un prix convenu, accepté par les deux parties et qui les enrichit toutes les deux.

La solidarité cache l’égoïsme

La solidarité est liée à un engagement relatif à aider autrui qui se trouve dans le besoin en craignant soi-même de se retrouver dans une situation similaire. La solidarité mêle à la fois le manque de confiance en soi et la peur de se retrouver dans le besoin : on souhaite partager, mutualiser le risque pour éviter surtout d’en payer le prix fort.

Psychologiquement, un tel comportement relève sans aucun doute d’une forme d’égoïsme. Concrètement, c’est du domaine de l’assurance : il s’agit de trouver une relative confiance en s’appuyant sur un partage réciproque des risques avec d’autres individus.

Pour être plus pédagogique, supposons qu’un risque est présent pour 1 individu sur 10, et que le coût associé à ce risque soit évalué à 1000. Sans mécanisme de solidarité, un individu confronté à ce risque devra supporter seul le coût de 1000. Avec le mécanisme de solidarité, il cotisera sur un niveau de 100, les 9 autres cotisant également à 100 sans être confrontés tous à la réalité du risque.

Sécu Ponzi

La Sécu est une cavalerie profondément injuste.

L’échange issu de la solidarité est donc une transaction unilatérale à un instant donné : nous acceptons de payer une partie de nos efforts sans savoir si un jour nous aurons un retour.

À ce stade, il faut pouvoir comprendre que la solidarité ne peut être imposée, pas même à une échelle dite nationale, sans tomber dans des mécanismes de gabegie généralisée comme c’est le cas en France, ce qui conduit inéluctablement tout droit à la faillite.

À ce titre, les divers plans de sauvetage de la Sécu s’apparentent aux procédures de redressement pour des entreprises. La sécurité sociale française aurait dû être depuis longtemps placée en situation de liquidation judiciaire car son fonctionnement est un mécanisme dit « de Ponzi », où les derniers paient pour les premiers : il a été créé une dette sur des services et c’est la génération qui n’est pas encore née qui en est déjà débitrice.

Une pure escroquerie. Nous sommes bien loin d’un mécanisme de réelle solidarité.

À suivre dans une seconde partie, où nous parlerons des solutions.

 

Bellegarrigue