Un siècle de…

Fin de la première semaine de novembre 2017. Nous sommes à la fois à un siècle de communisme, à 99 ans de la fin de la Première Guerre mondiale, à un an de prise de pouvoir de Trump et bientôt à trente ans après la chute du Mur de Berlin. On aurait pu croire, il y a trente ans, que l’affaire était entendue ; qu’une fois pour toutes, le communisme était mort et enterré, enfin. L’année qui vient de passer, avec l’explosion en Occident des « antifas » faussement antifascistes et des « social justice warriors », qui n’ont pas encore compris la vacuité et la malignité de leur concept de « justice sociale », montre qu’au contraire, en une génération, il a su renaître de ses cendres, sous une forme bien plus insidieuse séduisant encore les moutons et les écervelés.

Ce retour de et vers la gauche suivrait une équation simple. Le désarroi face à un monde qui a probablement changé plus et plus vite que jamais, où rien n’est plus jamais certain, donnerait à beaucoup un sentiment d’abandon devant le monde qui ferait un appel d’air pour plus d’Etat. A voir le monde, justement, on constate combien ont saisi l’occasion inverse de se prendre enfin en main.

Mais donc rien n’est fait. Ainsi le populisme lui aussi explose, en réaction. Trump en est sans doute l’expression la plus évidente, mais on pense aussi à l’Autriche ou à la Pologne comme des pays, ayant été bien plus proches que nous de la poigne soviétique, où la gauche subit des revers certains.

L’explosion politique n’est jamais une bonne chose

Qu’on ne s’y trompe pas, même s’il a fait plus à ce jour pour le retour de la liberté aux États-Unis que ses quatre prédécesseurs réunis, je ne fais pas ici l’apologie de Donald Trump et je ne me réjouis certainement pas de tous ces phénomènes « d’explosion ». L’explosion politique n’est jamais une bonne chose et ne peut être que la manifestation d’une confusion des idées et d’une perte de respect envers la liberté qui ne peut que nous attrister. Dans un système libre, la paix et le respect règnent et personne ne songe à descendre dans la rue pour « lutter » contre les opinions d’autrui.

Si ces convulsions confuses de l’opinion sont ainsi, hélas, le signe d’une progression funeste des idées de gauche dans l’esprit des occidentaux, le populisme et l’Alt-Right aux États-Unis sont les signes d’un retour de balancier qui va en s’accélérant. Malgré la pression médiatique qui tente de nous faire prendre pour normalité l’immigration forcée, la tolérance à la sharia, le genrisme, voire le revenu universel ou autre réchauffement climatique, les gens de la rue se rendent bien compte au quotidien que le bon sens se délite et que nous entrons chaque jour un peu plus dans une société de défiance, où la confiance mise un jour en l’état nous est volée le lendemain. Et que la pauvreté se généralise.

La faute, cela ne fait aucun doute, est à chercher chez les politiciens – et par extension chez ceux qui continuent de voter pour eux. Les politiciens de droite, qui depuis des lustres ont renoncé à la liberté et à prendre des positions de droite, justement, croyant sans doute pouvoir plus plaire au peuple. Les politiciens de gauche, bien sûr, qui contre toute logique et malgré les échecs patentés partout dans le monde des idées collectivistes, osent encore promouvoir la force contre la liberté individuelle.

Ensemble, et tous de gauche désormais, ils ne perdent rien pour attendre. La réalité et le peuple vont les rattraper. L’espoir ne peut venir des élections : comme la démocratie, elles sont faites pour tirer vers le bas. Mais les entrepreneurs et autres forces vives ne se laisseront pas faire éternellement. Parions que les 30 ans du Mur de Berlin, dans 2 ans, seront aussi ceux d’un retour des vraies valeurs.

 

Euclide