Franche Inculture

Les réseaux sociaux sont de fantastiques outils qui permettent la transmission d’informations dont je n’aurais jamais eu connaissance, attendu que bien souvent elles proviennent de sources que j’ignore sciemment dans la mesure où, sous couvert de « pluralité » et de « liberté d’expression », celles-ci sont en réalité et principalement des canaux de propagande.

En l’espèce, France Culture nous a gratifié le 11 septembre 2018 d’une vidéo très exactement putassière d’un gougnafier dont je tairai le nom parce que je suis un gentil garçon. Avant d’entrer dans le vif du sujet, permettez cependant à ce gentil garçon de faire deux remarques ! La première est que cette vidéo véhicule une idéologie héritière d’un collectivisme abominable dont la mise en œuvre a causé la mort de millions d’individus, et pas un seul avertissement n’est donné par la chaîne qui l’a diffusée. La seconde est que le personnage qui s’exprime voit son discours souligné par des inserts textuels qui renforcent l’argumentaire, qui le colorent joyeusement, qui le rendent sympathique. Ce dont on peut conclure que France Culture (donc l’État français) soutient l’idéologie, la doctrine et les objectifs de l’énergumène.

À ce stade, ne vous retenez pas de vomir – moi c’est fait !

Voici le lien vers la vidéo en question, je vous saurais gré de bien vouloir la visionner afin de vous en faire une opinion. Je n’entends pas ici contrer les arguments du monsieur (car c’en est un, enfin je suppose, on ne sait plus très bien depuis qu’un psychopathe binocleux et barbu à calvitie … bref). Ma critique ne s’adresse même pas à lui à titre personnel, même quand je lui donne du « monsieur ». J’entends ici dénoncer la bêtise, la veulerie et en définitive la haine qui suite en gros flots huileux du discours de ce personnage et de tous ses semblables !

Messieurs, mesdames : vous êtes des rhinocéros haineux ! vous êtes gros, lourds, prévisibles, myopes et puissants. Vous êtes terrifiants et vous rêvez de nous encorner, de piétiner tout ce que l’homme a réalisé depuis des générations d’évolution et d’intelligence mise au service de tous ; et votre haine n’est que l’extrémité visible de votre doctrine mortifère qui n’est rien d’autre qu’un nouveau marxisme au sujet duquel je me suis déjà longuement exprimé.

haineux

Vous êtes des rhinocéros haineux ! Vous êtes gros, lourds, prévisibles, myopes et puissants.

Vous êtes nuls en économie, nuls en histoire, nuls en sociologie, nuls en humanité mais vous êtes aujourd’hui – et la roue peut tourner, vous le savez parfaitement – dans le Camp du Bien, ce qui vous permet d’éructer tout en étant auréolés. Mais sachez ceci : quoi qu’il arrive vous finirez dans les basses-fosses putrides de l’Histoire, car ce que vous voulez, ce que vous défendez, ce que vous nous imposez n’est pas et ne sera jamais un projet durable.

Vol sur un nid de cocos

Vous affirmez qu’il faut tout changer, vous exigez un changement par la force, par l’État, par la loi, par la coercition, par la spoliation ; l’avènement du monde que vous voulez doit se faire par contrainte car vous avez raison, vous savez ; ce changement doit se faire envers et contre tout, si nécessaire vous ferez le bonheur des gens malgré eux, comme il est coutume de le faire chez vous, c’est-à-dire à gauche (l’exemple est belge mais peu importe) ; vous exigez des taxes, des impôts, des pénalités, des interdictions, et tout ceci n’est que vol, veulerie et violence !

Vol du produit du travail et du capital ; veulerie parce que vous savez parfaitement que ce que vous ne nommez pas est la décroissance ; violence, enfin, parce que vous allez mettre sur la paille les plus pauvres, les plus faibles, les plus fragiles. Oh rassurez-vous, les riches souffriront aussi mais ils ont les moyens, eux !, de fuir l’enfer que vous nous promettez à tous. Votre haine s’adresse à tout le monde là où celle de votre alter-ego d’extrême-droite s’adresse à une seule catégorie (l’allochtone). Mais en définitive vous êtes tout aussi méprisable car vous vous drapez en plus dans les oripeaux de la vertu, de la sagesse et de la compassion tout en jouant sur la crainte, la peur des individus qui, logiquement, redoutent l’apocalypse.

Vous ne cessez de répéter que les inégalités s’accroissent entre riches et pauvres, entre pays et continents, mais ça fait des années que la croissance économique est nettement plus rapide dans les pays en développement que dans les pays développés et que, mécaniquement, les écarts diminuent. Un rééquilibrage de la croissance au profit du monde en développement, qui lui n’a pas cédé à vos lubies décroissantes mâtinées d’impôts et de taxes, est notable depuis au moins l’an 2000.

Heritage

Fondation Heritage : Index économique 2018.

Avec des progressions fortes et soutenues de leur produit intérieur brut, la Chine, l’Inde et même l’Afrique subsaharienne, que l’on disait perdue, ont commencé à surmonter leurs handicaps pour apporter un peu de mieux-être à leurs populations les plus démunies. Est-ce satisfaisant ? Non, c’est l’évidence et il y a encore beaucoup de travail. Est-ce encourageant ? Oui, car cette dynamique consacre les principes naturels de l’enrichissement par la mise en valeur, l’échange et le réinvestissement – en d’autres termes : le capitalisme. Depuis 1995 l’indice de liberté économique a progressé de 2,6 points (sur 10) dans le monde : voilà le vrai facteur du recul de la misère et voilà ce que vous voulez abattre au nom de principes qui vont à l’exact encontre de ce qui permet réellement le développement durable.

Paul de Tarse

Car toutes vos propositions exigent un État fort, centralisateur et totalitaire ce qui est pourtant en totale contradiction avec votre slogan bien connu « pensez global – agissez local », vous entendez abolir toute pensée, toute activité dont la finalité ne soit pas celle que vous avez décrété. Vous entendez abolir toute liberté en édictant ce qui est licite et ce qui ne l’est pas jusque dans nos esprits, en usant de la langue (que vous manipulez et dénaturez) et en assénant, jour après jour, une rhétorique hallucinante à laquelle l’État en faillite ne peut qu’adhérer puisque dans un premier temps vous lui garantissez mécaniquement une hausse du volume des spoliations dont il pourra se gausser. En somme vous mettez en œuvre ce vieux mécanisme reposant sur la culpabilité et le rachat des péchés par l’octroi d’indulgences dûment facturées et l’assurance d’un avenir radieux, mais pas forcément du vivant de vos affidés. Vous êtes Paul de Tarse !

Vous voulez la pauvreté pour tous sous couvert de frugalité, de retenue, donc de décroissance – le mot est insoutenable ! Vous vous moquez des petites gens, oui : des petites gens ! en faisant écho à Hervé Kempf qui claironne que les riches détruisent la planète que donc « vive la pauvreté » ; vous affichez sans fard votre morgue envers ceux qui vivent le plus chichement ou peinent à boucler leurs fins de mois. Ainsi faudrait-il consommer moins et consommer le local, les circuits courts et cycliques, il faudrait en finir avec la surconsommation, la consommation tout court mais vos exemples sont tout simplement des fraudes (et les millions d’individus qui vivent des chaînes économiques liées aux circuits « longs » vous remercient d’emblée de vouloir leur enlever leurs sources de revenus !)

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Vive la pauvreté !

Pensée à sciences iniques

Je ne prendrai qu’un exemple dans la vidéo, celui de la pomme, qui est proprement hallucinant : la variété « Pink Lady » est une pomme de très piètre qualité, certes. Mais ce ne sont pas les pesticides qui ôtent la valeur nutritive à une pomme : c’est la sélection variétale. Quantité, qualité et rusticité sont, génétiquement, antagonistes et une pomme bosselée n’est absolument pas gage d’une grande valeur nutritive, ni un gage d’un fruit indemne de traitement. Je sais bien que ces éléments ne sont pas suffisants scientifiquement, pourtant vous les utilisez pour asséner une « vérité » définitive : c’est à la fois malhonnête et terriblement révélateur. Vous vous fichez comme d’une guigne (bio) de la vérité, vous n’avez aucun égard pour le bon sens ou les sciences – sauf si elles sont « citoyennes » bien entendu, c’est-à-dire vides de sens et de science – et vous n’avez cure des énormités proférées.

Vous vous escrimez à nous faire croire que la décroissance est conciliable avec une réduction des inégalités, ce qui est le comble de la bêtise ou du cynisme (j’hésite) tant votre doctrine n’apporte rien d’autre qu’une démonstration économico-théologique faisant l’éloge du vide. Au moins Paul Ariès, tout aussi décroissant mais moins cynique (ou moins bête, je ne sais toujours pas) ne se cache pas derrière un faux-nez en prônant la gratuité de tout, ce qui signifie en clair qu’il exige que d’autres paient pour lui. C’est une chape de plomb que vous voulez voir s’abattre, de celles qui ne souffrent pas la contradiction car vous réussissez déjà à criminaliser les idées et les comportements déviants après les avoir stigmatisés, car ils raisonnent et de ce simple fait rejettent vos projets cette pensée unique devenue indispensable pour obtenir un certificat de bon citoyen. Persuadé de détenir la vérité pour la planète, vous nous avez déjà monté un Comité de Salut Public au goût du jour et je songe avec effroi au bâti horizontal de la Louisette sur lequel vous entendez nous coucher, d’abord métaphoriquement bien sûr mais ensuite, peut-être, réellement.

Minables verts de Terre

Je dénonce ainsi avec la plus grande énergie votre imposture, messieurs les détenteurs de l’unique paradigme habilité à appréhender le monde, car vous visez à la confiscation de l’esprit et de l’intelligence au profit d’une doctrine dévoyée née de l’écologie. Les véritables praticiens de cette science, les écologues, se retrouvent d’ailleurs eux-mêmes dépossédés de leur expertise par des charlatans médiatiques dont l’influence auprès des masses est proportionnelle à leur niveau d’incompétence (songez à la pomme précitée, ô cuistres !). L’écologie, science objective et neutre, n’est en rien comparable à la doctrine politique désastreuse dont vous êtes les hérauts.

Car monsieur, vous ne voulez pas la sauvegarde de l’humanité ni même de la planète. Vous ne voulez pas non plus du bonheur pour tous par l’application stricte d’un égalitarisme qui, toujours, se fera au détriment de l’égalité et de la liberté. Pas plus d’ailleurs que vous ne voulez que les pauvres mangent à leur faim et soient en mesure de vivre décemment. Ce que vous voulez, monsieur, c’est le pouvoir !

Vous l’aurez peut-être un jour, à force de bonimenter, mais ce sera sans nous et les pauvres qui n’auront pas les moyens de vous échapper finiront par comprendre que vous les aurez ruinés, après avoir floué, menti, falsifié, manipulé et ce jour-là, monsieur, vous connaîtrez la peur – mais ce ne sera pas de notre fait, nous serons déjà depuis longtemps partis vers des horizons moins despotiques. Ironiquement, vous saurez où nous trouver car ce sont précisément ces horizons-là que vous, petits Torquemadas de pacotille, traitez de despotiques car ils n’entendent pas appliquer vos délires et sont d’ores et déjà plus enviables que l’Europe, ce vieux continent déjà mal en point à force d’État et  que vous voulez saborder.

L’enfer que vous nous préparez, messieurs, n’est même pas pavé de bonnes intentions, il est vert de rage et de haine, tant il est vrai que « Le bien-être du peuple en particulier a toujours été l’alibi des tyrans. » (Albert Camus)

 

Nord